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mardi 27 janvier 2026

Gouvernance en synodalité

Entre 2021 et 2024, j’ai exercé la fonction de représentante de l’évêque pour la Région diocésaine de Fribourg au sein du Diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg (LGF), la circonscription catholique romaine qui couvre notamment les cantons de Vaud, Genève, Fribourg et Neuchâtel, avec son siège à Fribourg.

Cette Région diocésaine correspond à la partie francophone du canton de Fribourg, où j’ai eu la responsabilité de coordonner la pastorale locale, de soutenir les équipes paroissiales et de représenter le diocèse auprès des autorités civiles et des autres communautés.
Cette expérience m’a offert une vision concrète de gouvernance en action, dans un contexte institutionnel complexe, favorisant une approche de clarification des rôles et de coresponsabilité proche des principes de l’holacratie — une démarche qui met en mouvement les personnes, les responsabilités et les modes décisionnels tout en respectant les structures existantes.

Dans ma réflexion sur la gouvernance orientée vers l’holacratie, j’ai trouvé des résonances fortes avec ce que le pape François appelle “la synodalité” dans la vie de l’Église : une manière d’être et de fonctionner qui met l’accent sur le cheminement ensemble, l’écoute mutuelle et la participation active de tous les baptisés à la vie et à la mission de l’Église.

Pour François, la synodalité n’est pas seulement un processus ponctuel, mais bien le style même de l’Église : sa forme, sa mission et sa façon de vivre sa communion — un “marcher ensemble” où chaque voix peut se faire entendre, guidée par l’Esprit Saint, dans une dynamique de discernement partagé.


Dans le cadre du Diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg (LGF), l’Église catholique couvre une vaste zone de l’ouest de la Suisse, comprenant notamment le canton de Fribourg avec son siège épiscopal à Fribourg même. Le diocèse s’étend sur environ 5 565 km² et regroupe près de 560 000 catholiques au sein d’une population totale d’environ 1 848 000 habitants.

Celui-ci est organisé en environ 220 paroisses regroupées en unités pastorales, servies par près de 400 prêtres (diocésains et appartenant à des instituts religieux), plus de 40 diacres et près de 400 agents pastoraux laïcs, sans compter les nombreux bénévoles engagés.

Plus spécifiquement dans le canton de Fribourg, l’Église catholique demeure une présence socioreligieuse significative : historiquement majoritaire dans la région francophone, elle continue de compter parmi ses fidèles un nombre important de paroisses, même si leur nombre a diminué au fil des années (par exemple, on recensait 144 paroisses en 1998, environ 105 actuellement selon les données de la Corporation Ecclésiastique).

Ce souci de coresponsabilité, d’écoute et de dialogue éclaire mon expérience de gouvernance dans la Région diocésaine de Fribourg : tout comme dans une structure holacratique, il ne s’agit pas d’abolir l’autorité ou la hiérarchie, mais de réinventer l’exercice des responsabilités pour qu’elles intègrent davantage la participation, la transparence et le sens commun du projet partagé.

mercredi 3 décembre 2025

Une culture de la Bientraitance

 

🌱 La bientraitance : une culture qui change tout

La bientraitance, ce n’est pas juste “ne pas faire de mal”.
C’est une façon de faire du bien, consciemment, dans chaque geste, chaque relation, chaque décision.
C’est choisir de mettre la personne au centre, pas en théorie mais dans le concret du quotidien.


✨ Une vision simple : respecter, écouter, sécuriser

La bientraitance, c’est d’abord :

  • Respecter la dignité de chacun

  • Écouter vraiment, pas pour répondre, mais pour comprendre

  • Reconnaître les besoins et les limites

  • Créer un cadre clair et sécurisant, où tout est dit, posé et transparent

Bref, c’est construire des relations où l’autre peut exister pleinement, en confiance.


🛠️ Une pratique très concrète

Être bientraitant, ça se voit dans les détails :

  • On explique ce qu’on fait et pourquoi

  • On respecte le rythme de la personne

  • On accueille ses émotions sans jugement

  • On fait attention à la juste distance

  • On donne les moyens d’agir plutôt que d’agir à sa place

La bientraitance, c’est aussi oser questionner ses propres pratiques, repérer les risques, demander de l’aide, s’appuyer sur l’équipe, et cultiver cette vigilance qui protège.


🤝 Une responsabilité partagée

La bientraitance n’est pas l’affaire d’une seule personne héroïque.
C’est une culture collective : une manière de travailler, de collaborer, de dire les choses, de prévenir les dérives.
Une institution bientraitante prend soin de tous : des personnes accompagnées et des professionnels qui les accompagnent.

Parce qu’on ne peut pas offrir de la sécurité si on travaille en insécurité.


🕀  En Eglise : un Code de conduite

Avec ma casquette de consultante liée à l'Eglise catholique, je peux vous partager ici le travail immense qui est fait dans le Diocèse LGF pour installer cette culture de la bientraitance. Un Code de conduite a pu être élaboré et implémenté auprès des professionnels (prêtres, diacres, laïc-ques engagés en Eglise), ancré sur 8 attitudes de base

C'est un outil précieux pour engager un changement fondamental de culture institutionnelle, un levier qui permet de travailler ensemble avec un vocabulaire commun, un socle reconnu par tous - toute personne engagée en Eglise, comme professionnelle aussi bien que comme bénévole, doit signer une charte liée au Code de conduite (voir la page de la Prévention du Diocèse LGF).






Douleur

  Quelques mots sur la douleur chronique  La douleur chronique se définit comme une douleur qui persiste ou revient depuis plus de trois à ...